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GABON / SOCIETE CIVILE : Dénonciation des enlèvements et des violations des droits humains au Gabon

Mesdames, Messieurs, mes chers compatriotes,
L’année qui vient de commencer, fait suite à trois longues années de
combat, depuis que  notre pays a été plongé le 31 Août 2016, dans
une profonde crise post-électorale jamais vécue de manière si intense
et sans relâche dans l’histoire de notre pays.
Dans notre pays où l’on vit comme dans une prison à ciel ouvert, les
disparitions forcées, les kidnappings , les arrestations, les assassinats,
les emprisonnements et autres violations des droits humains, sont
récurrents, et particulièrement nombreux en ce début d’année pour nos
jeunes enfants. La société civile vous invite à être particulièrement
vigilant et solidaire des familles qui sont en train de vivre ce drame.
Mesdames, messieurs, mes chers compatriotes,
L’année 2019 qui  vient de s’achever a été malgré ce qui précède, une
année où la société civile gabonaise n’a cessé avec les autres acteurs
qui croient en l’alternance démocratique dans notre pays, de porter  ce
projet.
C’est dans cette optique que la société civile résidant en France  et la
Plate-forme Nationale de la société civile gabonaise dont je suis le
président, ont déposé un mémorandum auprès de la commission de
l’UE à Bruxelles en Belgique,  le vendredi 20 Décembre 2019. Ce
mémorandum qui a été aussi remis à madame l’ambassadrice
représentant de l’UE en Afrique Centrale le 9 Janvier 2020, faisait
 suite au dialogue intensifié entre cette institution et le pouvoir en

place, suspendu unilatéralement par la partie gabonaise le 23 octobre
2017 et repris à sa demande le 25 octobre 2019,  bien au delà des 120
jours de dialogue défini par les accords de Cotonou.
Par ailleurs, la société civile gabonaise a salué le 16 janvier 2020, la
décision de la première chambre de la Cour Pénale Internationale qui a
rejeté celle de la procureure de la même juridiction, en faveur de la
requête du peuple gabonais porté par la société civile plus que jamais
déterminée. 
Mmes /Mrs,
L’année 2020 à l’instar de celles qui l’ont précédées, a été baptisée à
partir de 0 heure une minute, « année de la théophanie » : c’est-à-dire
l’année que tous les fils de Dieu verront l’accomplissement de ses
promesses. C’est aussi l’année du début d’une ère de démocratie
nouvelle et véritable en Jésus-Christ.
Bonne et heureuse année à toutes et à tous.
Que Dieu bénisse le Gabon. Je vous remercie.

Révérend Georges Bruno NGOUSSI

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